Buck « Rise » Une démo 9 titres avant la première sortie officielle

Par Yan dans Chroniques

Dans la catégorie « jeune groupe espoir de la région Lorraine », je citerai Buck, pour leur progression régulière depuis cette dernière année. Après avoir participé au FML (Festival des Musiques Lycéennes) en 2011, à différentes scènes de lancement en 2012 : Meuse Tour, Tremplin Metalphizik, ils se sont décidés à sortir une première maquette encourageante entre l’EP et le LP . Tout en restant un essai dans le but de partager leur musique gratuitement, cette démo aura pour intérêt de faire parler d’eux, une première dégustation avant la sortie d’un produit plus fini. Essayons le mieux possible de leur apporter des critiques gustatives sur ce camembert musical tout fraichement moulé et d’en faire une comparaison appropriée.

Tout d’abord commençons par l’aspect physique : cette démo 9 titres se trouve dans une pochette cartonnée aux allures très simplifiées, noir et blanc. On la retiendra facilement parmi sa collection avec un soleil tribal, simple et efficace, proche de la noblesse d’un Cœur de Lion. Le tout se trouve au cœur de la meule, allons gouter cet échantillon qui ne souhaite qu’être sur les tables.

Leur style musical se situerait entre un Stoner Rock Metal, un caractère bien bourru qui demandera encore un peu d’affinement.

Pour parler d’une des premières choses qui m’interpelle chez Buck, est le choix de la vitesse pour la puissance, sur des morceaux qui seraient tout aussi couillus par l’ajout de matière grasse. Ainsi sur «Pogography», «Bad Salvation», «Snakes», où cette propriété se ressent assez clairement, ceux ci pourraient demander plus d’ingrédients lourds, riches en calorie. Ce choix s’expliquerait par l’énergie qu’ils souhaitent dégager en live, et ainsi offrir au public une rythmique plus vive leur permettant de bouger. La soif vient après ces quelques morceaux en bouche, il est temps de sortir la bouteille pour balader les esprits, « Rise » assez bien servit entre deux bouchées se fera passer pour un jeune Bordeaux de propriété. «Where I met the eye» nous laisse supposer que ce camembert viendra donner suite à un futur plus calorique et bien goûtu.

Concernant le chant de l’album, ils ont décidé de le mettre plutôt en avant, alors qu’il aurait été préférable d’un niveau plus bas, et un ton plus grave. Le chanteur Jess, apparemment plus habitué au chant Rock, sera pour moi encore plus efficace lors d’utilisation plus fréquente d’odeurs gutturales, au mode Gojira par exemple, ou encore AVERYSADSTORY, leur proche voisin géographique. Il semblerait bien que l’esprit d’une cave de bucheron s’adapterait bien à ce dosage pour papille gustative éveillée. Celle ci leur parfumerait ces morceaux d’une agressivité plus prononcée et criarde, afin d’utiliser des rythmes gras et alcoolisés. Doucement toutefois au levé de coude ! Le chant à la fin du morceau «My descent» est à l’image de ce que j’attendrai pour leur prochaine sortie, un caractère présent, discret mais à point.

Concernant les parties guitares, on trouve de quoi s’alimenter les oreilles. Un son assez travaillé pour une première, sur les morceaux «Scream Again», « Where I met the eye », la recherche des parties solo nourrit agréablement une rythmique assez simple mais efficace. Nous attendons un peu plus de basse pour la prochaine fois, le gras c’est bon ! Y en faut dans la recette !

Il ressort ainsi de cet album une atmosphère plutôt agréable d’un groupe encore jeune qui cherche une voie sur laquelle s’orienter. Car leur musique arrivera à terme lorsqu’ils auront compris ce qui les rend plus expressif : puissance / énergie / vitesse / mélodie / ton …

Surveillons l’odeur de l’affinage pour la prochaine sortie officielle en boite.

Buck, good Luck !

http://buckfuck.bandcamp.com/
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