Chronique : « Ashes Of Joy » de Memories Of A Dead Man

Par Joris dans Chroniques

Direction Paris pour le boulot. Je suis dans le train, je me dis que c’est une belle occasion de passer le trajet avec dans mes oreilles le nouvel album de Memories Of A Dead Man, « Ashes Of Joy », gentiment envoyé en avant première par Ben Debrun (compositeur et guitariste dans le groupe) pour une chronique. Et ça tombe bien, l’album sort justement aujourd’hui.

Solemn Requiem, le prélude, nous donne déjà un bon avant-goût de ce que promet l’album : un son de guitare bien baveux renforcé par une basse omniprésente, et une voix grave saturée mais aussi chantée, contrastant avec des mélodies claires prenantes, pour un résultat bien planant comme il faut. Oh ça, ça va me plaire.

La chanson Aurora démarre sur du riff saccadé, me rappelant un peu l’album V.I.T.R.I.O.L que j’avais déjà apprécié. Cependant, je me demande si la jolie voix d’Audrey, ancienne bassiste et back vocals, ne va pas manquer (c.f le refrain du morceau Tomorrows at Dawn de l’album précédent). Au fur et à mesure de l’écoute, je me dis que le changement est clairement là, comblé par de jolies mélodies à la guitare.

Habituellement, j’ai beaucoup de mal avec les parties un peu symphoniques, mais celles de The Fall Of Dog (Maelstrom Involution) ne me gênent pas du tout, bien au contraire. Le fait qu’elles soient discrètes permettent à la fois de renforcer l’aspect mélodique et planant du morceau sans pour autant le dénaturer. Melancholia surprend par des riffs puissants très Stoner venus de nul part après deux minutes d’arpèges, que l’on pourrait prendre pour un interlude, avant de terminer sur des notes provenant d’une boîte à musique.

Touched With Pensiveness arrive de façon très rythmée et marque par la présence d’une voix féminine qui nous transporte dans un opéra. Non… Pas un opéra. Attendez je réfléchis… Ça y est ! Ça rappelle plutôt une forêt enchantée, très sombre avec cette fée au milieu illuminant ce qu’il y a autour d’elle. La vache, ces morceaux m’ont perché bien haut et j’ai du mal à redescendre. Mais l’énergie de Wounded Knee va me faire tomber bien vite, jusqu’à 3 minutes de chute environs, où je redécolle aussi vite.

From Mud to Heaven, le voilà notre interlude, qui nous transporte dans la deuxième partie de l’album. Sans transition, La Nausee se joue. Un titre qui ne correspond pas du tout au contenu de cette chanson savoureuse, avec un refrain parfait. Dans Draft Of The Second, on entend pour la première fois un chant clair en harmonie avec les mélodies à la guitare, avant de repartir sur de gros riffs lourds. On est sur un océan de contraste entre ambiant et saturation, jusqu’à présent mélangés. Et là, un cuivre résonnant arrive de nul part. L’adepte du guitare/basse/batterie que je suis s’est encore fait surprendre, mais bizarrement j’aime bien. J’aime bien parce que c’est encore une fois très très bien fait et ils n’en abusent pas. Cette trompette sonne l’heure du débarquement, et pas de repos pour les naufragés puisqu’on enchaîne avec Going Out with Whore’s Saliva, morceau beaucoup moins progressif : un bon retour à l’essentiel.

La deuxième partie de The Fall Of Dog (Erase my Eyes) nous offre un léger rappel symphonique de Maelstrom Involution. A la fin du morceaux, la saturation s’intensifie et nous fait redescendre au début de The Swan March, le dernier morceaux finissant comme une outro progressive et ambiante.

L’album se termine, j’arrive à Paris, je redescends sur terre. Pour résumer, je crois que vous l’aurez bien compris, Ashes Of Joy, c’est un album avec des morceaux assez longs, mais où l’on ne s’ennuie pas malgré la répétition de certains passages, grâce à une intensité et des changements de rythme qui m’ont vraiment botté. Le groupe possède une identité bien définie par son style, mais aussi par la voix et le son des guitares. Mention spéciale pour le son de la basse, qui donne à la fois de la masse et du groove sur certaines parties de chansons, je pense notamment à The Fall Of Dog (Maelstrom Involution) à 4:05. La magnifique voix féminine d’Audrey, présente sur l’album V.I.T.R.I.O.L, manque un peu, mais le groupe a su clairement combler ce manque par de superbes parties mélodiques.

Le nouvel album « Ashes Of Joy » de Memories Of A Dead Man est disponible à partir d’aujourd’hui sur le store de Season Of Mist et auprès du groupe à 10,99€.

Retrouvez deux titres en écoute libre :

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[EDIT du 24/04/2014] Le clip officiel de Melancholia est sorti aujourd’hui :

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