Chronique : « Breathe in Life » de Betraying The Martyr

Par Xavyeah dans Chroniques

Deathcore synthé/Century Media
Betraying the Martyr soit du Deathcore monté par des chrétiens français : gros son, ambiance synthé saupoudrée de chant clair pompeux au programme.La production écrasante permet de se prendre en pleine face la puissance du propos et ainsi lui permettre de s’exporter en dehors de chez nous. Le groupe sait proposer du riffing coriace et lourd, de temps à autre un peu mathématique pour faire remplissage et bien sur les classiques breakdowns qui ne sont plus surprenants mais qui restent efficaces, des insertions savoureuses de riffs en son 7 cordes ou accordage G soit du Djent si vous voulez: «Tapestry of me».
On a également le droit à de brèves incursions de Black Metal symphonique «Man made disater». Le chant du remplaçant d’Eddy, Aaron Matts assure un coffre puissant grâce à la prod ou par une puissance naturel, ça nous ne sauront pas, mais il fait son effet sur cette galette.

Donc, oui c’est un gros pavé pour le grand fan de Deathcore qui bandera à son écoute et puis, oui, on peut être quand même fière que la France s’exporte grâce à ce style bien à la mode. Ici on ne va pas crier à la révolution mais les parisiens auront leur place a coté de The Bridal Procession et autre Molotov solution( pris au hasard). Les accélérations typiquement Death core sont dans le créneau, rien à signaler.

On pourrait ne rien reprocher à tout cela tant c’est bien exécuté et que le son fait la différence mais il manque toutefois quelque chose, un plus, pour marquer les esprits du vrai amateur de musique..
Le chant clair est pour ma part pénible et ne propose aucune variété, il devient vite insipide et sans réel intérêt sauf peut être pour les fans de émo, la palme de la médiocrité revient au titre «Azalee».

L’utilisation du synthé est intéressante mais il ne fait que soutenir l’ensemble sans apporter un réel plus au contraire d’un The Bridal Procession beaucoup plus inspiré à ce niveau. Il suffit de tendre un tant soit peut l’oreille pour remarquer que les compositions ne sont guère originales car basées que sur la puissance et la lourdeur, mais comme on dit «ça passe». L ‘amateur de passages gras et lourd supplées d’ une voix grasse et assommante quant à lui sera bien heureux, sinon qu’il se taise à jamais.

Il reste cependant quelques titres sympathiques et jouissifs «Love Lost» ou encore «When your were alone» mais qu’on oubliera vite compte tenu de la grouillante masse de groupes du style qui proposent aussi bien voir mieux. On retiendra quand même l’efficacité brute et des passages écrasants, les points fort de cet album. Toutefois cela reste faible a coté d’un groupe comme Impeding Doom. La production permet de faire la différence et d’imposer le groupe, cependant originalité et compositions marquantes et personnelles ne sont pas prévues, dommage.

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