Chronique : « Poseidon » par Dagoba

Par Xavyeah dans Chroniques

Power Metal/Season of Mist/

Dagoba a démarré fort avec son premier album éponyme qui avait attiré rapidement un public, What hell is about a confirmé avec cette fois un son béton, puis a diviser avec le décevant Face the Collosus et son coté symphonique mal dosé. Qu’en est-il de ce nouvel opus ?? et bien je ne serai pas aussi élogieux que la presse qui pour moi a eu un excès de chauvinisme, de telles éloges montre le peu d’objectivité de certains..

Au premier abord ça sent l’efficacité, son béton et atmosphère symphonique beaucoup mieux exploitée, on tape du pied sur le premier morceau « Dead Lyon riff ».Dagoba attaque l’album avec ce qu’il sait faire de mieux : du Power Metal dans sa forme simple agrémenté d’ambiances, avec un Shawter gueulant comme je n’ai plus entendu depuis un moment, direct et efficace, rien a ajouter.

Voilà bien le problème rien a rajouter, Le groupe n’a visiblement pas eu l’intention d’enfoncer le clou et d’améliorer son « Song writting », il est revenu encore plus à ses fondamentaux à coup de rythmiques assez exploités auparavant! Une sorte de retour aux sources! Mais quand vont il changer un peu de recette, améliorer leur musique, sortir des sentiers battus! Surprendre!… J’arrête un peu mes mauvaises paroles pour revenir un peu plus en détail sur l’album et ses point forts.

La production est réussie et enterre celle de l’album précédent, les orchestrations ou parties symphoniques et autres touches electros sont mieux réglées et permettent d’être réellement appréciées apportant une ambiance qui correspond bien au thème abordé : le voyage « I sea Red » « The Horn Cape »en sont les parfaites illustrations.

Mais pourquoi ce coup de gueule alors ? Tout simplement parce que si on fait l’impasse sur les anciennes sorties de Dagoba cet album est plutôt bon, efficace puissant avec une véritable ambiance, mais le groupe ressort des plans déjà entendus sur les précédents opus « Degree Zero » par exemple et son riff qui fait bigrement rappeler un titre du premier Album éponyme.

Le riffing n’a pas dévié d’un iota et reste quand même linéaire quoi qu’on en dise, Izakar à un bon coup de poignet et pratique son jeu qui lui est chère mais ça commence à tourner en rond.

Beaucoup de passages font étrangement penser à d’autres titres du répertoire déjà existant, le fait qu’ il y ait un seul guitariste renforce cette idée que seul l’efficacité compte au dépend de la variété, un jeu a deux guitares aurait permis sans doutes d’enrichir leur musique, d’apporter un plus..c’est ce qui manque selon moi a cette album pour qu’il devienne un des opus français de 2010.

Dagoba stagne et ne dépasse pas mes attentes, certainement que le prochain album sera encore un niveau au dessus de « Face The Colossus », en attendant Poséidon reste un album plus que correct avec des titres efficaces et percutant rehaussé par des passages symphos beaucoup plus réussis que précédemment.

Je qualifierai leur musique de Power Metal FM du fait que les morceaux sont de structure simples et que des refrains trop évident font leur apparition, mais cela n’engage que moi ! Ainsi Les Marseillais sont en pilotage automatique et n’ont pas dévier leur trajectoire; ils stagnent tout en surfant sur leur marque de fabrique.

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