Chronique : « Resistance » – Tales of Decadance

Par Uludahan dans Chroniques


By Emanes Metal Records

Cet album de Resistance se montre très riche en inspirations diverses. On y trouve un peu de tout : de l’instrumental et du mélodique, du bourrin, du technique, et même un peu de gothique, avec son lot d’invocations diaboliques classiques. Ce patchwork musical sonne en fin de compte plutôt bien : c’est un album bien sec et carré, plutôt solide, avec des morceaux bien charpentés et un son convenable. Les inspirations pour la composition sont à priori très variées. De Iron Maiden à Cradle of Filth, en passant par Metallica et Manowar, Resistance fait ici preuve d’une ouverture très hétéroclite sur les différents type de metal, balayant ainsi le grand angle entre le heavy et le thrash.

Les morceaux s’enchaînent bien, reprenant des passages d’un roman gothique anglais, Le Moine, de Lewis, paru à la fin du XVIII° siècle. Les thématiques du roman (viol, inceste, magie noire), avec comme héros le moine Ambrosio qui vend son âme au diable, sont à l’origine d’une nette censure à l’époque. Pourtant, ce roman a inspiré de nombreux autres, jusqu’à aujourd’hui . Resistance a donc repris ces thèmes sombres et provocants pour structurer ce nouvel album.

Au final, la cohabitation entre le barbare « heavy » et le vampire « thrash » donne un résultat intéressant et inattendu au point de vue musical. En revanche, au niveau de la voix, ce patchwork tombe par moments dans le bizarre. En effet, le mélange entre le stentor d’opéra et le cri metalleux donne alors l’impression que le chanteur est tout bonnement en train de bailler !!! Bien que ce ne soit pas le cas tout au long de l’album, il faut reconnaître que c’est très particulier. Les amateurs de voix puissantes et énergiques n’apprécieront probablement pas ces moments-là. Ou alors ils les feront rire, c’est à voir…

Commentaires

  1. Greg Déc 30, 2011

    De ce que j’ai pu écouter. Cet album est vraiment bien foutu. C’est vrai que le résultat des voix est inhabituel. Mais comme le dis Uludahan. Le tout reste intéressant.

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