Chronique : « To Hell With God » par Deicide

Par Dwight dans Chroniques

Damned, c’est ma première chronique sur ce site, j’ai pas intérêt à me manger! Bref, je vais m’atteler à chroniquer le dernier méfait de la bande à Glen Benton, le dernier rejeton de Deicide nommé To Hell With God.

Après un Till Death Do Us Part en demi teinte, qui avait fait deux clans Deicide : ceux regrettant la période Legion, et ceux qui ont acclamé The Stench Of Redemption. Personnellement, j’aime beaucoup leur période Legion, et j’ai pris mon pied sur The Stench Of Redemption, et j’ai dénigré Till Death Do Us Part, m’ayant laissé d’un marbre absolument froid. Alors To Hell With God est il dans cette continuité, ou revient-il au Deicide que l’on connaissait auparavant?

C’est d’une main fébrile que j’ouvre mon CD fraîchement reçu (de ce matin, imaginez ma joie !). Première chose, la pochette, qui est pour moi d’une beauté sans pareille, où l’on voit un genre de Messie attiser une armée de squelettes : y a pas à passer par quatre chemins, Deicide veut en découdre et ça se voit!

Une envie d’en découdre qui se fait tout de suite entendre avec le titre éponyme, où l’on reconnait de suite la patte Deicide : riffs incisifs de Jack Owen, martelage en règle de Steve Asheim et les vocaux rageurs et blasphématoires du sieur Benton ! Deicide est bien de retour ! Et les rumeurs ne mentaient donc pas : Ralph Santolla est de nouveau dans le groupe et nous assène des solis de toute beauté, qui laisseraient pantois la plupart d’entre vous!

Mais vous allez me dire : Dwight, tu ne peux pas juger sur une seule chanson ! Et je vous donne raison ! To Hell With God terminée, Deicide s’expérimente sur quelques saccades, pour reprendre aussitôt sur un rythme effréné qu’on lui connait si bien. Parlons de cela justement : Deicide joue du Deicide, on s’aventure ici sur un terrain plus que connu, voix gutturale superposée à une voix criarde proche du Black comme sur les précédentes productions du groupe, une brutalité exemplaire, tant au niveau musical qu’au niveau des paroles : notre cher Glen continue à vomir sa haine du Christianisme, avec des titres comme Empowered By Blasphemy ou How Can You Call Yourself A God, le tout sur un fond blastant à trois cents à l’heure, décidément Till Death n’était plus qu’un mauvais souvenir, l’album s’enchaîne de manière à ce que l’on croit que leur album précédent n’est qu’une erreur de parcours ! Les titres s’enchaînent de manière endiablée, le tout agrémenté de soli de la part de Ralph Santolla, et de riffs plus qu’accrocheurs (écoutez Conviction pour vous en… convaincre!), au final, on ne s’ennuie pas sur cette nouvelle galette !

Le seul défaut peut être sa durée, à peine 36 minutes, mais bon, avec Deicide on s’en est accommodé ! 36 minutes de bonheur, pour le grand plaisir des oreilles !

Au final, Deicide nous est revenu plus en colère que jamais, avec un album brutal et jubilatoire. Pour la peine, j’vais m’en remettre une couche tiens…

Morceaux préférés du gaillard : To Hell With God, Conviction , Empowered By Blasphemy, Into The Darkness You Go

A propos de l'auteur

Chroniqueur au sein de l'association. Friand de Death, Brutal Death, Black, Doom, Stoner, Sludge, Indus, Thrash, Hardcore 80's...

Commentaires

  1. Metalik yan Mar 1, 2011

    Bonne chro Dwight, court mais efficace comme l’album.

  2. metal francais Août 22, 2011

    Intéressant comme concept … je ne serais pas étonné qu’Apple commercialise un gadget similaire ou le propose pour un prochain iPhone … qui sait ?!

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