Interview de BLOODY MARY (Hard Rock)

Par Greg dans Interviews

Beaucoup d’entre vous connaissent ou ont déjà entendu le nom de BLOODY MARY. Ce n’est pas le cocktail si fameux que tous les amateurs de boisson ont déjà gouté. C’est bien le nom d’un groupe de Hard Rock. Si vous l’avez entendu aussi, c’est peut-être que vous étiez présent à un de leur concert. Il parait incontournable de ne pas avoir ni vu ni entendu BLOODY MARY dans la région. J’ai donc rencontré Pierre « Von Toy » Fargetton, leader et tête pensante du groupe pour en savoir un peu plus. Changement de line up, nouveaux projets. Vous saurez tout, et désormais BLOODY MARY n’aura plus aucun secret pour vous. Préparez vous à taper du pied et bouger le popotin ! Voici l’entrevue avec la nouvelle sensation Hard Rock française.

Salut Pierre, peux-tu te présenter et nous présenter ton groupe aux personnes qui ne vous connaissent pas ?

Bonjour à tous ! Bloody Mary est un trio rock/hard-rock basé à Nancy. Nous avons un passif d’environ 250 concerts en France, Belgique, Suisse, Pays Bas, Allemagne et Luxembourg avec des groupes tels que URIAH HEEP, BLAZE BAYLEY, AMERICAN DOG, KORITNI, KROKUS, FREEDOM CALL, BLUE COUPE ou encore WILD T. Notre premier album « We Rock, You Suck ! » est sorti en 2009, auto produit mais distribué par Season Of Mist et nous sommes actuellement en train de travailler sur le deuxième album.

Bloody Mary joue un très bon hard rock que l’on croirait tout droit sorti des eighties américains. C’est d’ailleurs la première chose que j’ai pensé en écoutant attentivement l’album et je crois que rien ne vient trahir les origines du combo. « We Rock, You Suck ! » pourrait très bien avoir été enregistré par un groupe des USA de la période dorée du hard rock américain des années 80’.
Cela s’entend particulièrement au niveau de ton chant. L’as-tu travaillé pour arriver à ce résultat sur cet album ou bien c’est ta façon naturelle de chanter ?

Si j’ai dû travailler ma voix, je te répondrais bien évidemment oui, comme avant tout enregistrement studio ! C’était également une manière naturelle de chanter même si ma voix a bien évoluée depuis… Ce que je veux dire c’est que ce qui a été enregistré sur WRYS a été fait de la manière dont je le sentais à ce moment là et qu’en évoluant personnellement et musicalement on arrive à d’autres résultats d’interprétation par la suite.

Qu’est-ce qui t’inspire pour l’écriture des paroles ? Tu puises l’inspiration dans la vie de tous les jours ou bien cette belle époque de la golden coast des eighties ?

Pas mal de choses en fait ! Certains titres parlent de films ou de livres qui m’ont marqué, d’autres sont plus personnels et par rapport au 80’s le titre Hollywood en est effectivement l’incarnation volontaire et assumée !

Serais-tu d’accord pour dire que Bloody Mary est avant tout un groupe de scène ? Pour être honnête, j’avais écouté votre album d’une oreille distraite ou paresseuse à sa sortie. C’est seulement en vous découvrant live que la musique s’est offerte à moi, et bien plus encore après plusieurs écoutes de « We Rock, You Suck ! ».

Aux vues des avis extérieurs, il semble effectivement que nous avons une certaine énergie et présence en live, comme tu le dis c’est en nous voyant jouer que tu as décidé de t’intéresser au groupe, et c’est quelque chose que je trouve très positif car j’estime que c’est sur la scène que s’effectue le plus gros du travail de musicien. De plus en ce qui concerne l’intention dans l’exécution des morceaux, c’est beaucoup plus facile d’être à fond devant un public motivé que seul dans sa cabine de studio !
Cependant, bien qu’avec le recul je pense que j’aurais fait certaines choses différemment lors de l’enregistrement, WRYS me semble avoir une qualité de production et d’arrangement plus que correcte pour un premier disque et nous n’avons pas à en rougir, loin de là. Le but fixé était de faire un bel album, propre et concis, si l’on se base sur ces critères je pense que le pari a été gagné !

Comment décrirais-tu la musique de « We Rock, You Suck ! » ? Je dirais que c’est l’album parfait pour rouler en décapotable américaine ou en Harley Davidson les cheveux aux vents sur les routes américaines. Ou à défaut sur les routes de France, dans une petite voiture bringuebalante. Le chauffage au maximum une froide journée d’hiver !

Comme tu l’as dit plus haut il y a une influence évidente du Hard Us sur cet album donc je t’avouerais que je préfère le concept de la décapotable à celui de la voiture bringuebalante !
Par contre si j’avais à décrire la musique de cet album, je dirais qu’il s’agit de 10 titres rock aux influences larges et bien digérées qui donnent au groupe une identité musicale déjà très affirmée, qui prend toute sa dimension en live dans un club bondé et enfumé, une bière fraiche à la main !

Où a été enregistré et avec quel producteur avez-vous travaillé pour l’enregistrement de « We Rock, You Suck ! » ? Comment cette phase d’enregistrement s’est-elle passée?

L’album a été réalisé par Boy Damon T et enregistré à la Pharma’son et aux studios STMG à Paris. Bien que le choix du réalisateur puisse paraître étrange, c’était un choix volontaire pour ne pas (trop) tomber dans les clichés années 80. Je voulais quelqu’un de sérieux, d’ouvert d’esprit ; et en plus d’être un très bon ami il travaille vraiment bien !
En ce qui concerne l’enregistrement, nous avons enregistré les rythmiques en live en 2 jours, ensuite je suis resté sur Paris pour les voix, les solos, les arrangements, le mix et le mastering pendant un mois environ. Ca a été un rythme très intense mais encore une fois, la bonne entente avec Boy Damon T a permis que tout se passe sans accros !

Le morceau « Living it Large » est plutôt heavy, il est différent des autres chansons du cd. Peux-tu me décrire la couleur que va prendre le nouvel album ? Avez-vous beaucoup de matériel déjà écrit ?

Le nouvel album est en fait déjà enregistré, mixé et masterisé ! Pour le style proposé, il a évolué très sainement vers un rock beaucoup plus mordant et actuel. On a gardé les ingrédients de base qui ont plu sur le premier album tout en y mettant un bon coup de jeune. L’album est par ailleurs beaucoup plus varié en termes d’ambiances et de tempos et surtout, fort d’une première expérience studio le niveau de production sera lui aussi un cran au-dessus, le tout affirmant encore plus la personnalité de Bloody Mary !

L’enregistrement se fera-t-il dans le même studio et avec la même équipe ?

Pour cet album, on a changé d’équipe et de studio, à la fois pour des raisons pratiques et parce qu’au même titre que nous sommes trop jeunes pour nous enfermer dans un style, c’est bien d’essayer de nouvelles collaboration et je dois dire que nous en sommes vraiment contents !
Nous avons donc fait appel à notre ami Guillaume Bideau (Mnemic/One Way Mirror) pour réaliser, enregistrer, mixer et masteriser cet album au Dogs In The House Studio à Nancy. Seules les batteries ont été enregistrées ailleurs chez Max Philippe que nous connaissons très bien également au Fullhead Studios à Audun-le-Roman.

Peux-tu nous présenter le nouveau line up et nous expliquer les raisons de ces changements ?

La basse est désormais tenue par Terry Hellrider et la batterie par Bitchy Micky. Terry est un très bon bassiste issu de la vague punk et stoner, et c’est un vrai plaisir de l’avoir à nos cotés sur scène pour faire le show ! En ce qui concerne Micky, il a des influences assez larges qui vont du hardcore à la soul en passant par le blues et nous avions déjà travaillé ensemble par le passé dans divers projets qui n’ont jamais vraiment aboutis, c’était l’occasion d’avoir enfin un groupe sérieux ensemble !
Par rapport au changement de line-up, il a été nécessaire pour plusieurs raisons… La première étant de loin le manque de motivation et de travail collectif. Ce n’est déjà pas facile d’exister en tant que groupe de rock, alors lorsque vous vous trouvez seul à ramer dans un sens et que les deux autres tirent dans l’autre, je vous laisse imaginer le temps qui est perdu…
Ensuite au bout de 5 ans passés ensemble, je me suis rendu compte que nous n’étions plus sur la même longueur d’onde, la communication était catastrophique, il a donc fallu prendre une décision drastique car il était hors de question pour moi d’enregistrer un album sur des fondations aussi bancales. Finalement et assez paradoxalement, je me suis séparé de deux musiciens pour retrouver un véritable groupe. Bloody Mary est aujourd’hui uni, soudé, avec une ambition et des objectifs communs ; et au vue de l’album que nous avons enregistré, je pense avoir fait le bon choix.

Qu’est-ce qu’il vous manque aujourd’hui pour faire vraiment décoller BLOODY MARY et l’emmener au niveau que tu veux ? Un bon label, une plus grande reconnaissance des médias spécialisés ?

Pour passer à un niveau supérieur il va falloir effectivement que l’on rentre dans une plus grosse machinerie. Comme je le disais avant l’album est déjà bouclé mais s’il n y a encore rien de prévu par rapport à sa sortie, c’est que nous étudions actuellement nos différentes options. Bien sûr nous souhaiterions sortir cet album sur un label ce qui nous permettrait d’avoir plus de visibilité et donc d’être plus présents dans la presse, mais ce n’est pas un pari gagné d’avance alors nous prenons notre temps pour faire les choses bien, on y travaille tous activement et qui sait peut être que dans quelques mois tout cet acharnement aura porté ses fruits ! En tout cas pour l’instant notre objectif reste le même : tourner le plus possible !!

On se rencontre à nouveau dans 10 ans, que pourras-tu me dire sur BLOODY MARY ? Où en sera le groupe, la musique aura-t-elle évoluée ?

Dans dix ans j’espère que nous aurons passé le cap difficile et intermédiaire dans lequel nous nous trouvons et que la notoriété du groupe nous permettra de mieux nous exporter !! En ce qui concerne la musique, j’espère bien qu’elle aura évoluée ! Je suis aussi curieux de savoir à quoi ressemblera l’objet qui remplacera le format CD…

Est-il vrai que tu as passé ton enfance aux USA? Dans quel état? Peux-tu nous en parler. Cela peut expliquer ton amour pour le Hard Rock, l’aisance et le feeling naturel dans ta voix.

Oui, j’ai passé mon enfance à Philaelphie (PA). Je ne sais pas si ça a influencé ma voix mais ce qui est sûr c’est que ma conception de la musique n’est jamais passée par la case France. J’ai été bercé par du rock, à la radio en allant à l’école ou en regardant la tv, autant vous dire que ça a été un choc quand je suis rentré en France !

Comment se sont passés les deux concerts que vous avez donné la soirée du 22 octobre 2011. C’est assez rare, était-ce la première fois pour vous? Tu n’étais pas trop fatigué après ces deux sets?

C’est effectivement assez rare de nos jours, mais c’est vrai que nous nous sommes un peu sentis plongés dans les années 70 ou les groupes pouvaient cumuler jusqu’a 3 ou 4 concerts par jour !
Nous avions quand même un peu d’appréhension car au-delà de la fatigue nous étions très juste en terme de timing, mais finalement ça a été ! Le seul problème dans ces cas là, c’est de ne pas avoir le temps de se poser 5min pour discuter avec les gens qui étaient venus nous voir mais je crois que personne ne nous en a tenu rigueur et si c’est le cas : mille excuses ce sera pour la prochaine fois !

Un dernier mot pour la fin ?

Merci à toi Greg de nous avoir proposé cette interview, merci aux lecteurs de Metalphizik qui continuent à faire exister de telles structures nécessaires au développement des groupes émergents, et si vous avez envie de vous impliquer un peu plus dans Bloody Mary venez nous rejoindre sur Facebook (bloody mary official page) et aidez nous en participant à l’actualité du groupe !!

YOU ROCK !

L’équipe de Metalphizik te remercie pour avoir répondu à nos questions.

Propos recueillis pae Gregory Mega.

Line –up :

Pierre Von Toy : guitare, chant
Terry Hellrider : basse
Bitchy Micky : batterie

Discographie :

2009 We rock, You suck !

Le clip :

Commentaires

  1. Alexx Nov 25, 2011

    Bloody Mary, ça envoi sa mère sévère ! Conseil à tous, se précipiter à un concert de ces nancéens enragés le plus vite possible !!!

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