Interview de Mononc Serge avant sa tournée d’hiver 2017 en Europe

Par Yan dans Interviews, News

Interview à rebours de Mononc Serge établie par Skype.
Les images n’étant pas de la meilleure qualité, j’ai retranscris les propos de Mononc’ Serge et vous propose de découvrir l’entretien audio.

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10 comme 10 ans


En 2016 ce sont les 10 ans de l’album « Serge Blanc d’Amérique ». Cet album contient plusieurs morceaux que tu as joué lors de tes dernières tournées en France (2013 et 2014).
Aujourd’hui, que nous réserve Mononc Serge en live ?

Serge :
Pour la tournée qui va venir cet hiver, je sais pas encore précisément ce que je vais faire. Mais là, une des raison pour laquelle je n’ai pas tourné en France depuis 2 ans et demi c’est que l’album que j’ai sorti l’an passé et le nouveau répertoire que j’ai composé depuis deux ans, c’est surtout des chansons sur des thèmes d’actualité, surtout sur l’actualité du Québec. Alors je sentais pas tellement la pertinence d’aller chanter ça en France, j’ai sorti un album qui s’appelle « Mononc Serge 2015 » l’an passé et cet album là regroupait des chansons sur des thèmes d’actualité. Y a certains thèmes qui auraient pu passer correctement en France : j’ai un morceau sur Charlie Hebdo notamment, j’ai un morceau sur l’État Islamique, bon des thèmes qui traversent bien les frontières disons, mais en général ce sont des morceaux sur la politique locale, c’est une des raisons pour lesquelles je n’ai pas tourné en France. Ce que je vais proposer au mois de Janvier, ça va être probablement assez près de ce que j’ai proposé il y a deux ans environs, deux ans et demi quand j’ai tourné en France. Ceci dit, ça se peut que j’en profite pour essayer des nouveaux morceaux, je ne sais pas… ou peut être refaire des adaptations de morceaux anciens que je n’ai jamais refait en acoustique. Bon parce évidement ça fait des années que je fais des concerts acoustiques et j’aime bien quand il y a du nouveau, même si des fois c’est reprendre des trucs que j’ai déjà fait, pis les brasser un peu, les présenter autrement. Tout ça moi ça me motive à poursuivre et puis tout ça, alors je vais probablement présenter des trucs qui vont être un peu différents de ce que j’ai présenté antérieurement, mais je dirais l’essentiel du concert devrait ressembler à ce que j’ai présenté y a deux ans et demi.

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9 comme quoi de neuf ?

J’aimerais savoir quelles sont tes actualités du moment, et tes projets ?

Serge :
Alors là, présentement, je suis dans une espèce de période de flottement, c’est à dire que la tournée du spectacle qui suivait la sortie de « Mononc’ Serge 2015 », qui était donc mon album précédent qui était un album d’actualité, tire à sa fin et donc je fais les dernières dates ces temps ci, et puis je recommence à travailler sur du nouveau matériel là. Ceci dit, je ne sais pas encore quelles directions ça va prendre, en parallèle à ça je fais toutes sortes de choses. Là je suis entrain de refaire mon site internet, et surtout en fait j’ai un projet de spectacle avec le groupe Metal Anonymus, avec lequel j’ai fait deux albums en 2003 et en 2008. Ce sont les albums qui ont le mieux marché, et pour moi et pour eux, on vend ça très très bien. Écoute au Québec le premier « l’Académie du Massacre doit être rendu à 22000, 23000 disques vendus, peut être plus. Et bien on a eu beaucoup de succès avec ça et on a pas fait beaucoup de concerts conjoints depuis… enfin on a pas fait de tournée au Québec depuis 2010, et on a fait un seul concert il y a deux ans environ, deux ans et demi dans un festival mais c’est tout. On a pas fait vraiment de tournée, là on est entrain de remonter un spectacle, on a enregistré une chanson, une nouvelle chanson, une chanson de Noël, pour l’occasion. Alors il y aura un petit vidéo clip qui est avec ça. On a refait toute une mise en scène, on remonte vraiment un spectacle comme si on partait en tournée pour deux ans, mais on refera seulement cinq dates. On fête ça entre Noël et Nouvel An du 26 au 30 décembre, dans 5 villes au Québec. Alors tout ceci, ça m’occupe passablement, ces temps ci.

8 comme 2008 l’année de sortie de Musique Barbare

Utiliserais-tu encore ce terme pour qualifier ta musique ? Quels liens gardes-tu avec le Metal aujourd’hui ?

Serge :
Oui je parlais de Metal juste avant, en fait le Metal j’en ai pas fait de façon systématique depuis 2010 ou 2011, les derniers concerts que j’ai fais avec Anonymus au Québec c’était en 2010, et on avait fait une petite tournée en France au printemps 2011 avec Anonymus et après j’ai pas rejoué avec eux, ceci dit mon album solo, mon album « ça c’est de la femme » que j’ai fait avec mes musiciens réguliers, c’était un album pratiquement Metal, avec des morceaux comme « signe ses boules » c’est un morceau sur les autographes sur les seins des filles, et puis y a un vidéoclip qui est pas mal d’ailleurs là dessus : « Signe ses boules », et « le Joual ». C’est un album avec un son très rock, c’est pas à proprement parlé du Metal mais on est quand même dans la périphérie du Metal, ceci dit maintenant pour l’avenir je ne sais pas du tout où je m’en vais, je ne sais pas si je vais faire un album Rock ou Metal, je sais pas ou peut être que je vais faire un album mixte avec toutes sortes de styles musicaux qui cohabitent comme je l’ai fait des fois dans le passé. Je sais pas encore, je suis encore en tâtonnement, il y a aucune porte qui est … comment dire, qui fermée de façon catégorique, mais je sais pas, j’ai encore plein de feuilles juste à côté, je suis entrain d’écrire des chansons, j’essaye des choses , des fois je me décourage, j’ai envie de pleurer (rires), je me remets au travail pour trouver une autre voie, alors j’espère trouver quelque chose de concluant avant longtemps.
Voilà, le Metal ce n’est peut être pas la voie que je vais privilégier, dans la mesure où la musique que je fais est très axée sur les paroles, et quand je fais des concerts Metal ; j’aime ça faire du Metal ; mais il y a quelque chose de paradoxal, les paroles passent beaucoup plus difficilement. Quand je suis avec un groupe de Metal il y a quelque chose qui se passe au niveau de l’énergie, c’est plus fou, mais en même temps le cœur de ce que je fais, qui est « les paroles, les textes » ça ça passe moins bien. Je perds d’un côté, je gagne de l’autre, d’habitude ce qui se passe dans ma carrière depuis le début à un moment donné, c’est que je fais de la musique acoustique pendant un bout de temps, et puis j’ai envie de changer, pour faire autre chose et puis je reviens, et je recommence. En même temps j’aime la variété, j’aime passer d’une sauce à l’autre, je ne sais pas encore vers quelles sauces je vais me diriger. Disons que je suis entrain de concocter ça sans trop savoir, je suis en tâtonnement là.

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7 comme 7 jours sur 7

Tu joues sur scène plusieurs fois dans la semaines et toute l’année, tu travailles la musique tous les jours. Est ce que ça te laisse du temps pour d’autres activités ? Mononc’ Serge a t-il une autre vie à côté de sa vie de musicien ?

Serge :
Ouai, il faut dire que je joue pas de la musique tous les jours, bizarrement, bon pour faire une histoire courte… je recommence (rires). Tous ce que je fais dans la vie, mon travail, je n’ai pas d’autres gagnes pains que la musique, ceci dit quand je dis que je fais de la musique cela englobe des aspects qui sont non artistiques. Je fais beaucoup d’administration, de promotion, des choses qui sont comme annexe à la musique, des demandes de subvention, de la comptabilité. Donc c’est comme si j’avais une petite entreprise, et que je m’en occupais à temps plein, à travers tous cela le temps que je consacre à la musique est en fait assez réduit, je ne suis pas quelqu’un qui va jouer, qui va pratiquer tous les jours, par exemple, moi je suis quelqu’un qui fait beaucoup de coordination, je fais des entrevues comme là, je fais toutes sortes de choses comme ça, mais la musique tant que telle, j’en joue pas tant que ça. Les concerts, bon ça va par phase, l’hiver en janvier février, il se passe jamais grand chose, il y a des temps morts dans l’année donc je peux avoir une période où j’ai 1, 2, 3 concerts et puis d’autres périodes ou j’en ai pas alors… Au Québec je dois présenter une cinquantaines de concerts par année. Quand je vais en France, ça fait monter la moyenne, car quand je vais en France c’est sur de courtes périodes, environs deux semaines, mais là je joue beaucoup plus souvent, la concentration, la densité de spectacle est beaucoup plus élevée ces deux semaines là que le rythme auquel je suis habitué au Québec. Alors voilà je sais pas si ça répond à ta question.

6 comme 6 ième sens

Tu es un adepte de l’humour irrévérencieux, et tes textes sont connus pour cela. Pourrait-on dire que ton humour est ton sixième sens ? Serait-ce ta philosophie : préférer décrire le monde de cette façon ?

Serge :
Ouai c’est une bonne question, je me suis souvent demandé pourquoi je faisais des chansons humoristiques, plutôt que des trucs sérieux, et puis probablement que j’ai tellement de difficultés à adhérer à quelque chose, que je préfère comment (hésitation)… me moquer des choses avec lesquelles je suis en désaccord. Dès fois je suis en désaccord avec des trucs mais seulement sur certains points, mais bon peu importe, je préfère exprimer mon désaccord par la moquerie, plutôt que d’adhérer positivement à quelque chose. Et puis c’est peut être une manifestions de mon incrédulité, c’est ça, ma difficulté à rentrer dans des mouvements, à donner mon plein appui à peu près quoi que se soit dans la vie. Alors je suis confortable avec cette posture là je dirais, cette attitude ou ce ton humoristique que j’ai développé avec les années. Il faut dire souvent là dedans, tu sais souvent dans les chansons il y a quelque choses…, les gens font de la chanson plus sentimentale et ça prend une espèce d’impudeur pour faire ça aussi. Et puis ça correspond pas tellement à mon tempérament. Je ne suis pas quelqu’un de romantique, quelqu’un qui va être porté sur les sentiments, et je pense que cela se reflète dans mon choix d’adopter le ton humoristique pour faire mes chansons. Au début, quand j’ai commencé à écrire mes chansons, quand j’avais 18 ans, j’ai essayé différents type de tons, pour faire des trucs poétique etc…, mais j’étais pas à l’aise, je voulais pas assumer ça. Et puis quand j’ai fais des trucs comiques, j’ai trouvé que ça collait bien à ce que j’étais, enfin j’étais à l’aise pour défendre ce type de matériel là et j’ai continué. Il y a quelques exceptions dans mon répertoire, je me risque à faire quelques chansons plus sérieuses, mais disons que la tangente générale reste plutôt humoristique.

5 comme 50000 likes facebook

Tu as une popularité aujourd’hui qui dépasse les frontières du Québec. Tu utilises régulièrement les réseaux sociaux pour communiquer avec ton public. En tant qu’artiste professionnel est ce que cet échange t’apporte quelque chose, ne serait-ce pas trop chronophage ?

Serge :
En fait, le lien avec les fans par facebook, par les réseau sociaux, je dis les « fans » moi (rires), plutôt les gens qui écoutent ma musique ou qui montrent de l’intérêt, les fans je trouve le terme fort (rires). « être fan » c’est vraiment intense pour moi (rires), mais disons les gens qui apprécient ma musique , les interactions que j’ai avec eux ne me prennent pas tellement de temps au fond, et puis peut être qu’au contraire je sauve beaucoup de … ( hésitation), je sais pas si je sauve du temps, mais je sauve en tous cas du budget avec les réseaux sociaux , ça coutait beaucoup plus cher de promouvoir des enregistrements quand j’ai commencé ma carrière, il y a vingt ans qu’aujourd’hui. Il y a vingt ans, on avait pas facebook, on avait pas grand chose, mon site internet a été mis en ligne en 1998, et à ce moment là j’étais pas mal dans les premiers, y avait tout le monde au Québec qui avaient son site. Et puis j’ai commencé assez tôt à mettre des chansons au format… c’était même pas des mp3 à l’époque c’était à peu près pas écoutable. On dirait qu’il y avait des haut parleurs dans un aquarium (rires), qui jouaient les morceaux. Je ne me rappelle pas du format c’était horrible, les gens allaient quand même écouter mes chansons. C’était des chansons sur des thèmes d’actualité, je mettais les paroles et puis les gens avec un casque pouvaient suivre, et puis j’avais des clics, je pouvais savoir combien j’avais de clics par semaine, et ce lien direct avec le public fait que je pouvais me passer des intermédiaires qui sont assez couteux. Des intermédiaires que sont les médias écrits, souvent de la publication dans laquelle j’achetais de la publicité pour annoncer mes trucs. Je faisais des campagnes d’affichages, pour ce genre de choses là, et puis maintenant j’ai plus besoin de faire ces choses là, je le fais encore un peu mais beaucoup beaucoup moins qu’avant. Alors j’ai sauvé beaucoup de sous en faisant ça. Et puis le contact avec le public, il ne me gobe pas tant de tant que ça, je ne réponds pas systématiquement à tout ce que les gens écrivent en commentaire sur facebook, d’habitude je publie des trucs puis je lis ce que les gens écrivent, mais je me lance pas trop dans des conversations car justement je ne veux pas que ça ne me prenne trop de temps. Quand les gens m’écrivent en général je réponds quand même, les gens m’envoient des message personnels mais je suis pas très actif sur mon « babillard » (mur facebook). En tous cas, pour le type d’activité que je mène, disons « mes activités commerciales » ça m’a beaucoup aidé d’avoir une plateforme comme facebook.

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4 comme 4 ième DVD ?

As tu prévu de sortir prochainement un DVD ? En acoustique, en électrique ?

Serge :
ça ça va être bref comme réponse(rires), y a aucun projet de DVD ou de tournage. Évidemment les DVD ça marche moins bien que les albums, que les enregistrements. Avant de faire un DVD, il faudrait d’abord que je fasse un tournage quitte à mettre des extraits sur internet des choses comme ça. Mais commercialiser un DVD, je ne suis pas certain que se soit une bonne idée, car justement c’est un produit qui est plus difficile à vendre qu’un CD audio. Et puis je ne sais pas…, ce n’est pas dans mes projets pour le moment. Quand j’ai lu ta question je me disais que si je faisais une captation vidéo probablement que je finirai par isoler des extraits puis les mettre en ligne peut être directement en ligne ou sur youtube, ou viméo, ou peu importe ce genre de chose là. En fait j’ai fais jusqu’à l’an passé mon spectacle : « Mononc Serge et les sportifs » et on a à peu près pas de témoignages visuels de ce spectacle là. Sur le coup ça ne me dérangeait pas et puis après un an je me dis « ah c’est quand même dommage qu’on ait pas de souvenir pour nous, aucun souvenir de cette période là ». On a une captation vidéo d’un show qu’on avait fait dans une école, et les étudiants en cinéma ou en télé ou je ne sais quoi, ils avaient filmé le concert et nous avaient envoyé le truc, mais bon ça ne rend pas bien (rires). On dirait que ce n’est pas un vrai spectacle. Il y aurait fallu filmer sur deux ou trois soirs dans des contextes plus fidèles aux contextes dans lesquels on joue habituellement, dans des bars ou dans des trucs un peu plus chaotique, là ça aurait était bien de filmer. En tout cas je ne m’étend pas plus longtemps que ça là dessus.

3 comme trio

Tu joues seul, mais également avec ton trio acoustique. Tu as joué en trio des morceaux engagés ces derniers temps. Quelles conclusions en tires tu ?

Serge :
En fait, je récuse l’étiquette de chanteur engagé, en fait quand j’écris des chansons je ne les écris pas dans un but militant, je vais pas faire progresser des causes. J’imagine que mes préférences idéologiques transparaissent à travers mes chansons, mais des fois je ne dis pas ce que je pense dans mes chansons (rires) des fois je défends des points de vue juste pour le plaisir de le faire, et je pense qu’à travers tout ça les gens voit un peu où je loge. Mais quand même je ne veux pas porter le sérieux de « chanteurs engagé », être un chanteur engagé et tatati et tatata… Je me vois plus comme un caricaturiste dans le fond, le caricaturiste d’un journal ce n’est pas quelqu’un qui est dans l’engagement politique, c’est quelqu’un qui est dans la dérision. Pour faire de la dérision sur des sujets politiques, faut qu’il ait de la matière politique à la racine mais je fais pas ça dans un but militant. Je ne fais pas ça non plus dans un but militant, même si je soulève des questions politiques.

Question complémentaire : Par rapport aux questions que tu soulèves, est-ce que ça te donne envie de continuer dans cette voie là, dans la caricature, et parfois je suppose que des personnes sont venues te poser des questions sur tes textes, est ce que pour toi c’est une source d’inspiration, toujours, comme on l’a vu par exemple pour Charlie Hebdo?

Serge :
Oui, je l’ai fait l’an passé, pendant à peu près un an, j’ai dû écrire je sais pas moi…, pratiquement une vingtaine de morceaux sur des thèmes d’actualité et puis j’ai essayé de recommencer l’automne passé, j’en ai fait quelques unes mais le cœur n’y était plus, et puis j’avais envie de faire autre chose. J’ai l’impression d’avoir fait ça, et de l’avoir fait comme il faut. J’ai comme envie de passer à autre chose, je sais pas , le cœur y était plus quand j’ai recommencé. L’an passé j’ai essayé de m’y remettre en essayant de me convaincre que j’avais envie de le faire encore et cetera. Je l’ai fait un peu mollement, ça n’a pas donner de résultats …, les résultats étaient corrects, mais franchement je me suis dit que je vais laisser passer un peu de temps et je vais essayer de faire autre chose que de la chanson d’actualité.

2 comme 2 années sans venir en Lorraine

Tu commences par avoir une vraie notoriété en Lorraine. Qu’attends tu de ton passage ici ? As tu une requête à faire à ton public lorrain, et français ? Un message à lui passer ?

Serge :
Oui, j’aimerais que vous ameniez toute votre famille, surtout si vous avez des oncles riches, des tantes riches (rires), des parents qui ont de l’argent, venez me voir moi, ça va être surtout au début de la tournée en plus. Alors si j’arrive à écouler toute la marchandise du Québec, comme ça ça m’encombrera pas pour le reste du voyage. Si vous avez des gens fortunés dans votre entourage ça me débarrasserait (rires), comme ça je pourrai me consacrer à tout mon art pour le reste de la tournée sans être préoccupé par des questions mercantiles comme la vente de tee shirts ou la vente de CD (rires). Bon sinon écoutez, j’ai vraiment hâte d’être là comme d’habitude, de jouer en Lorraine, de jouer en France, de jouer en Europe. En général c’est toujours, comment dire, changer mes habitudes du Québec, c’est jouer devant des gens qui me connaissent beaucoup moins. Au Québec, j’arrive avec ma guitare, je suis attendu, ça fait 20 ans que je fais ça ici. Tiens on parlait de mes 50000 fans sur facebook, mes 50000 likes Écoute, il doit y en voir 49000 au Québec (rires), le reste cela doit être en Europe. Donc c’est vraiment concentré au Québec, mon public, et quand j’arrive en France comme un nouveau terrain de jeu, même si les gens finissent pas venir me revoir, années après années, je finis par revoir les mêmes têtes, mais surtout y a des gens nouveaux, des nouvelles salles, des nouvelles villes , des endroits que je connais pas, ça c’est très stimulant, c’est très excitant, moi j’aime ça!

INFO COMPLÉMENTAIRE : A cette occasion tu pourras être présent le 19 Janvier 2017, si tu as entendu parler, on t’invite à Nancy avec Metalphizik dans un lieu que tu ne connais pas, un lieu qui s’appelle la Machine à Vapeur.

Serge :
Oui d’accord, j’avais joué à Nancy dans un lieu qui s’appelle le Totem, c’était avec vous il me semble.

Oui tout à fait avec Metaphizik mais le lieu est fermé depuis, dommage. Là, ce nouveau lieu est une péniche à concert. Ce sera l’occasion de blinder la péniche.

Serge :
C’est pas un péniche, c’est une péniche, bien (sourire), oh un gros péniche blindé ! (rires).

1 comme une nouvelle inédite ?

As tu une nouvelle inédite à nous annoncer ? Si oui alors c’est le moment.

Serge :
Écoute, je vais me répéter un peu, mais je pense que c’est la chose à annoncer, je vais présenter avec Anonymus des spectacles pour la première fois en 6 ans, si on fait exception d’une date au Québec, ça sera entre Noël et le jour de l’an. Et y a une nouvelle chanson en ligne, au moment où on parle là, présentement, le vidéoclip est tourné mais pas encore monté donc par encore en ligne, mais le premier Novembre ça devrait être en ligne. Il va y avoir un morceau qui s’appelle « Les fêtes en enfer », qui est une chanson de Noël-Metal, tout ça c’est pour faire la promotion du show au Québec, mais ça reste que, le morceau ne fait pas allusion précisément au spectacle. C’est donc une sorte de chanson de Noël décadente (rires), du temps des fêtes, du Père Noël qui est mort et du petit Jesus qui prend de la drogue etc (rires). On s’est bien amusé à faire ça, donc ça c’est disponible sur mes plateformes, sur facebook, sur mon site www.mononc.com .
www.mononc.com .

Le site internet également est sur le point d’être refais également, tu disais ?

Serge :
Oui en effet, c’est vraiment pour des questions techniques, j’ai changé d’hébergeur, je suis allé sur un truc qui s’appelle : « bandzoogle », ça commence à être technique (rires), ça permet aux groupes de musique donc d’avoir un site web. Ils ont déjà un certain nombre de structures en place, tu as juste à changer la police de caractère, et puis après tu peux tout changer. Voilà je suis en train de transférer le contenu de l’ancien site, sur celui ci, ça prend plus de temps que prévu, ça prend beaucoup de temps, c’est un déménagement. C’est à peu près le même contenu mais présenté de façon différente.


Question bonus:
Tu écris en langue Française, mais la plupart du temps tu insères beaucoup de mots ou d’expressions québécoises, est ce que tu as déjà prévu une sorte d’équivalent avec des expressions plus françaises ?

Serge :
Oui je l’ai déjà fait, la première fois que j’ai tourné en France en 2007, j’avais une grande crainte, j’avais peur que les gens décrochent complètement à cause de la barrière de la langue. Je parle français mais je parle un français québécois, qui est quand même passablement différent du français que vous parlez. Et bon, là on fait une entrevue, donc je fais quand même un petit effort pour être compris mais des fois quand je suis avec des québécois, je tourne les coins plus ronds (rires). Alors j’ai fait quelques adaptations en français de France comme on dit ici, en fait les réactions était assez mitigées, en fait ceux qui aimaient ça le plus ça c’était les québécois, ils trouvaient ça très drôle. Avec une chanson, « fourrer », j’avais fait une version française j’avais appelé ça « niquer », et les français avaient un avis mitigé, certains me disaient « faut pas perdre ta couleur québécoise, faut pas que tu essayes de gommer ça ». Et finalement je me suis rangé de leur côté, je me suis dis « je vais en France, je vais me présenter tel que je suis ». Bon évidemment, je fais mon choix de morceaux en fonction du public devant lequel je me trouve, je ne fais pas exactement les mêmes présentations en France qu’au Québec. En plus mes présentations ne sont pas toujours préparées, il y a une certaine part d’improvisation dans mes concerts (rires), sinon le répertoire je le garde comme je le fais au Québec, des fois je fais des efforts de prononciation, mais j’ai décidé de garder ça à la québécoise.

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